Prise en charge des migrants en situation de vulnérabilité
Parcours médico-social, accès aux soins, orientation, protection, coordination avec les partenaires et suivi.
Accueil social et sécurisation immédiate
Recevoir la personne dans un cadre digne, confidentiel et non discriminatoire.- Accueillir la personne migrante dans un espace calme, confidentiel et sécurisé.
- Se présenter clairement : nom, fonction, rôle du service social et limites de l’intervention.
- Éviter tout jugement lié à la nationalité, la langue, le statut administratif ou la situation sociale.
- Vérifier si la personne comprend la langue utilisée ; chercher un interprète, médiateur ou partenaire associatif si nécessaire.
- Identifier les besoins urgents : douleur, soins, grossesse, enfant à charge, faim, absence d’hébergement, peur, violence, exploitation ou menace.
- Vérifier s’il existe un danger immédiat : violence, traite, mineur en danger, femme enceinte sans abri, personne malade sans traitement.
Identification de la situation et des vulnérabilités
Comprendre la situation sociale, sanitaire, familiale et administrative.Données utiles à recueillir
- Identité disponible ou déclarée, âge approximatif, nationalité, langue parlée.
- Situation familiale, présence d’enfants, personne de confiance, lieu de résidence actuel.
- Situation administrative : régulier, irrégulier, demandeur d’asile, réfugié, sans documents, mineur non accompagné.
- Documents disponibles : passeport, carte consulaire, carte de séjour, récépissé, carte HCR ou autre document.
- Ressources financières, hébergement, alimentation, couverture médicale ou absence de couverture.
- État de santé apparent, traitement en cours, handicap, grossesse, maladie chronique ou détresse psychologique.
Vulnérabilités élevées
- Mineur non accompagné ou séparé.
- Femme enceinte sans soutien ou femme migrante avec enfant.
- Victime de violence, traite, exploitation ou menace.
- Personne sans abri, sans document et sans réseau.
- Maladie chronique sans traitement, VIH, tuberculose ou pathologie lourde.
- Détresse psychologique, traumatisme, isolement ou risque suicidaire.
Diagnostic social et plan d’action
Transformer les informations recueillies en conduite à tenir.- Identifier le besoin de consultation, urgence, hospitalisation, examens, médicaments ou suivi spécialisé.
- Orienter vers urgences, maternité, pédiatrie, médecine, chirurgie, psychiatrie, maladies infectieuses ou unité FEVV/EVV selon le cas.
- Vérifier que la personne comprend le circuit hospitalier, les consignes médicales et les rendez-vous.
- Évaluer les besoins en hébergement, alimentation, vêtements, hygiène, transport et accompagnement physique.
- Mobiliser les associations, ONG, Entraide Nationale, structures d’hébergement ou partenaires locaux selon les besoins.
- Prévenir la rupture de soins liée au coût, à la langue, à la peur, à l’éloignement ou à l’absence d’accompagnement.
- Identifier l’absence de documents, le besoin de contact consulaire, carte HCR, titre de séjour ou orientation administrative.
- Repérer les situations de violence, traite, exploitation, mineur en danger ou besoin d’aide juridique.
- Activer la procédure correspondante : FVV, EVV, mère célibataire, enfant abandonné, protection de l’enfance ou traite des êtres humains.
- Repérer stress, traumatisme, isolement, deuil, anxiété majeure, idées suicidaires ou troubles du comportement.
- Orienter vers psychologue ou psychiatre si la situation dépasse le soutien social de première ligne.
Accès aux soins et prise en charge financière
Éviter que l’absence de ressources bloque les soins, examens ou hospitalisations.- Vérifier avec l’administration hospitalière les possibilités d’exonération, fonds social ou aide ponctuelle.
- Rechercher une prise en charge par une association, ONG, organisme partenaire, ambassade ou consulat.
- Vérifier l’existence d’une couverture médicale, convention hospitalière ou convention internationale applicable.
- Pour une personne étrangère, indigente et hospitalisée, signaler la situation à l’administration afin de vérifier les possibilités conventionnelles ou réglementaires.
- Archiver la réponse ou la décision administrative dans le dossier social.
Orientation vers les partenaires
Mobiliser le bon partenaire selon le besoin réel.Partenaires possibles
- Associations d’aide aux migrants et structures d’hébergement.
- Associations de santé communautaire, VIH, tuberculose, santé sexuelle ou santé mentale.
- HCR ou partenaires HCR pour réfugiés et demandeurs d’asile.
- OIM pour certains dispositifs d’assistance ou retour volontaire, sans jamais l’imposer.
- Caritas, Fondation Orient-Occident, GADEM, ALCS ou autres acteurs selon la ville.
- Ambassade ou consulat avec prudence et accord de la personne lorsque cela est possible.
Avant la transmission
- Obtenir l’accord de la personne quand cela est possible.
- Expliquer pourquoi le partenaire est contacté.
- Transmettre seulement les informations nécessaires.
- Éviter l’envoi de données sensibles par téléphone ou messagerie non sécurisée.
- Utiliser une fiche de liaison si possible.
- Demander un retour du partenaire pour confirmer la prise en charge.
Ouvrir l’annuaire — partenaires migrants
Protection : violence, traite, mineur en danger ou exploitation
Repérer les situations qui nécessitent une procédure de protection.- Personne accompagnée par quelqu’un qui répond à sa place ou l’empêche de parler seule.
- Peur de parler, menace, dette liée au voyage, confiscation de documents.
- Violences physiques ou sexuelles, exploitation sexuelle ou économique.
- Mineur seul ou séparé de sa famille.
- Femme enceinte abandonnée ou menacée.
- Personne dormant dans la rue ou sous contrôle d’un tiers.
- Blessures répétées, récit incohérent, enfant exposé à la violence ou à l’exploitation.
Conduite à tenir face à un enfant migrant non accompagné
Protection immédiate, tuteur, évaluation sociale, orientation CAPE/DTIPE et solution durable.- Installer l’enfant dans un lieu calme, sécurisé, confidentiel et adapté à son âge.
- Se présenter, expliquer son rôle et rassurer l’enfant sur le fait qu’il a droit à la protection.
- Utiliser une langue comprise par l’enfant ou chercher un interprète / médiateur culturel.
- Ne pas commencer par la question du statut migratoire ou de l’irrégularité administrative.
- Répondre d’abord aux besoins immédiats : soins, nourriture, repos, vêtements, hygiène, hébergement.
- Vérifier l’existence d’un danger immédiat : violence, traite, exploitation, menace, contrôle par un tiers.
- Recueillir progressivement : identité déclarée, âge, nationalité, langue, documents disponibles, personne de confiance.
- Vérifier si l’enfant est non accompagné ou séparé de ses parents / responsables habituels.
- En cas de doute sur l’âge, demander une évaluation multidisciplinaire respectueuse de l’enfant.
- Solliciter la désignation d’un tuteur légal ou représentant légal selon les procédures disponibles.
- Signaler au parquet / autorités compétentes en cas de danger, violence, traite, exploitation ou absence totale de protection.
- Orienter vers CAPE / DTIPE / Entraide Nationale ou structure locale de protection de l’enfance.
- Mobiliser une association ou ONG spécialisée en protection de l’enfance et migration.
- Contacter HCR / partenaire HCR si l’enfant exprime une crainte de retour ou un besoin de protection internationale.
- Contacter OIM ou SSI uniquement selon l’intérêt supérieur de l’enfant et pour les recherches familiales, évaluations sociales ou solutions durables.
- Désigner une personne de référence / caseworker responsable du dossier et de la coordination.
Ouvrir l’annuaire — partenaires migrants Chercher CAPE Chercher HCR Chercher hébergement
- Évaluer la santé physique, la santé psychique, les traumatismes, les violences subies et les besoins de soins.
- Évaluer l’hébergement, la scolarité, les compétences, les souhaits, les liens familiaux et le projet de vie.
- Rechercher les signes de traite des êtres humains: peur de parler, contrôle par un tiers, dette, confiscation de documents, exploitation sexuelle ou économique.
- Documenter les informations utiles dans un dossier social sécurisé.
- Ne jamais décider seul d’un retour, d’un placement ou d’une orientation définitive.
- Réunir un comité pluridisciplinaire : tuteur, personne de référence, personne de confiance, santé, psychologue, association, HCR/OIM/SSI selon le cas.
- Étudier trois options : réintégration dans le pays d’origine, intégration au Maroc ou intégration dans un pays tiers.
- Faire une recherche familiale et une enquête sociale dans le pays d’origine ou pays tiers avant toute réintégration.
- Écouter l’enfant, expliquer les options et tenir compte de son avis, de son âge, de sa maturité et de ses craintes.
Référence, contre-référence et continuité
Éviter une simple orientation sans suivi réel.- Organiser la référence vers service hospitalier, association, ONG, hébergement, psychologue, psychiatre, acteur juridique ou ambassade/consulat.
- Vérifier que la personne a été reçue par le partenaire.
- Demander un retour sur l’acceptation, le refus ou la nécessité d’une nouvelle orientation.
- Noter le rendez-vous, le contact, la réponse du partenaire et le plan de suivi.
- Réajuster le plan social si le partenaire ne peut pas prendre en charge.
Préparation de la sortie et clôture
S’assurer que la personne ne quitte pas l’hôpital sans solution minimale.- Vérifier que l’état médical est stabilisé ou que l’orientation médicale est organisée.
- Vérifier que le traitement, l’ordonnance et les rendez-vous sont compris.
- Identifier l’accès aux médicaments, au transport, à l’alimentation et à l’hébergement pour la nuit.
- Remettre ou noter les contacts utiles, la fiche de liaison et les prochaines étapes.
- Documenter : date, identité disponible, nationalité, situation sociale, besoins, services sollicités, partenaires contactés, aides obtenues, difficultés, décisions et suivi prévu.
- Clôturer seulement si les besoins urgents ont été traités ou relayés et si un partenaire clair est identifié lorsque le suivi dépasse l’hôpital.
Un guide construit avec vous, pour nous tous
Vos remarques, corrections, expériences de terrain, documents utiles, contacts de partenaires, modèles de fiches, références juridiques ou propositions d’amélioration sont les bienvenus. L’objectif est de faire de ce guide une maison professionnelle partagée : un lieu où chacun peut apprendre, contribuer, améliorer les pratiques et renforcer la qualité de l’accompagnement des personnes vulnérables.
Outils d’évaluation — Migrants en situation de vulnérabilité
Checklists pratiques pour évaluer la vulnérabilité, l’urgence sociale, l’accès aux soins et la protection.
- Douleur, urgence médicale, grossesse, enfant à charge.
- Absence d’hébergement, faim, absence de vêtements ou d’hygiène.
- Peur, menace, violence, exploitation, traite ou contrôle par un tiers.
- Compréhension de la langue et besoin d’interprète ou médiateur.
- Présence d’un mineur non accompagné ou séparé.
- Passeport, carte consulaire, carte de séjour, récépissé ou absence de document.
- Réfugié reconnu, demandeur d’asile ou carte/document HCR.
- Besoin d’orientation administrative ou consulaire.
- Ressources financières et couverture médicale.
- Possibilité d’une convention ou d’un partenaire de prise en charge.
- L’enfant est installé dans un lieu sûr et ne repart pas sans solution minimale.
- Les besoins urgents sont couverts : soins, nourriture, repos, vêtements, hygiène, hébergement.
- La situation de danger est évaluée : violence, traite, exploitation, contrôle par un tiers, menace.
- L’enfant est informé de ses droits dans une langue qu’il comprend.
- Un interprète ou médiateur culturel est sollicité si nécessaire.
- Un CAPE / DTIPE / service de protection de l’enfance est contacté.
- Le parquet est alerté en cas de danger, violence, exploitation, traite ou absence totale de protection.
- Une personne de référence / caseworker est désignée.
- La désignation d’un tuteur légal ou représentant légal est sollicitée.
- HCR est contacté si l’enfant exprime une crainte de retour ou un besoin de protection internationale.
- Aucune décision de retour n’est prise sans évaluation de l’intérêt supérieur de l’enfant.
Références légales et institutionnelles — Migrants
Cadre institutionnel, conventions, dispositifs de santé, protection et orientation des migrants vulnérables.
Cadre national et institutionnel
Politiques publiques et organisation de l’accès aux services
Partenaires et organismes
Coordination sociale, humanitaire et protection internationale
Protection et situations liées
Procédures à activer selon le profil
Suivi & clôture — Migrants en situation de vulnérabilité
La clôture n’est possible que si les soins, l’orientation, la protection et le relais sont clairement organisés.
Plan de sortie ou de relais
- État médical stabilisé ou orientation médicale organisée.
- Traitement compris, ordonnance remise, médicaments accessibles ou partenaire identifié.
- Prochain rendez-vous noté et expliqué à la personne.
- Hébergement pour la nuit vérifié si la personne est sans abri.
- Moyen de transport identifié si besoin.
- Partenaire social, associatif, ONG ou institutionnel contacté et retour obtenu si possible.
- Risque de violence, traite, exploitation ou danger après la sortie évalué.
- Documents rendus à la personne et informations sensibles protégées.
- Fiche de liaison ou note sociale archivée dans le dossier.
Traçabilité minimale dans le dossier social
- Date et heure de l’accueil.
- Identité disponible ou déclarée, nationalité et langue parlée.
- Situation familiale, sociale, administrative et sanitaire.
- Besoins identifiés et niveau de vulnérabilité.
- Services hospitaliers sollicités.
- Partenaires contactés, orientations effectuées et réponses reçues.
- Aides obtenues : soins, médicaments, transport, hébergement, alimentation ou accompagnement.
- Difficultés rencontrées et décisions administratives.
- Plan de sortie, rendez-vous et suivi prévu.
Partenaires et services HCR
Services gratuits proposés par le HCR Maroc et ses partenaires pour les réfugiés et demandeurs d’asile.
Nos partenaires
Le HCR au Maroc travaille avec plusieurs partenaires qui fournissent des services fiables, confidentiels et gratuits aux réfugiés et demandeurs d’asile.
Cabinet Maître El Kbir LEMSEGUEM
Partenaire juridique du HCR. Il offre des conseils juridiques gratuits et une aide pour les documents, procédures et questions de droit.
- Service : conseils juridiques gratuits.
- Permanence : tous les mardis après-midi à partir de 14h.
- Lieu : siège de la Fondation Orient Occident à Rabat.
- Adresse cabinet : 55 bis, bloc 4, Takaddom, Rabat.
- Tél : +212 (0)5 37 80 54 35 / +212 (0)6 06 35 35 06.
Fondation Orient Occident — FOO
Partenaire du HCR qui fournit des services aux personnes ayant des besoins spécifiques et en situation de vulnérabilité.
- Aide sociale.
- Soutien psychologique à Rabat et Casablanca.
- Accès aux services publics marocains.
- Appui à l’inscription scolaire.
- Activités éducatives, culturelles et récréatives.
- Soutien et lien avec les communautés de réfugiés et demandeurs d’asile.
FOO — implantations
- Rabat : Avenue des Forces Armées Royales, Manal, Rabat.
- Casablanca : Sidi Moumen, Lakdim Boulevard Lagota, Casablanca.
- Tanger : Avenue de Fès, Tanger.
- Oujda : Rue Ziani, Oujda.
- Marrakech : 13 Rue Mouslim, Marrakech.
- Fès : Avenue Hassan II, Fès.
AMPF
L’Association Marocaine de la Planification Familiale est le partenaire santé du HCR. Elle facilite l’accès aux soins de santé, couvre certains médicaments essentiels et services de santé fournis dans les centres publics.
- Informations sur le système de santé publique marocain.
- Facilitation de l’accès aux soins.
- Santé sexuelle et reproductive.
- Sensibilisation et plaidoyer pour l’accès aux soins.
- Horaires : lundi au vendredi, 8h30 à 16h30.
AMAPPE
L’Association Marocaine pour la Promotion de la Petite Entreprise soutient l’intégration socio-économique des réfugiés.
- Formation professionnelle.
- Accès au marché du travail.
- Évaluation des compétences.
- Orientation vers les opportunités disponibles.
- Création et renforcement de microprojets.
- Suivi du parcours d’intégration socio-économique.
OMDH
L’Organisation Marocaine des Droits Humains informe sur la procédure d’asile, oriente les personnes ayant besoin de protection internationale vers le HCR et soutient les demandeurs d’asile et réfugiés.
- Information sur la procédure d’asile.
- Assistance juridique.
- Renouvellement des documents HCR.
- Bureaux : Rabat, Oujda, Nador, Tanger.
- Présence : Marrakech et Casablanca.
- Oujda : Centre d’Assistance Juridique pour Demandeurs d’Asile et Réfugiés — CLA.
Progettomondo
Progettomondo organise des activités sportives et ludiques pour les réfugiés dans plusieurs villes du Maroc.
- Villes : Casablanca, Rabat, Oujda.
- Activités : football, basketball, cirque.
- Réseaux sociaux : Facebook et Instagram — Progettomondo Maroc.
- Groupes : WhatsApp pour nouveautés, horaires, lieux et inscriptions.
Assistance juridique
Le partenaire juridique du HCR, le Cabinet Maître El Kbir LEMSEGUEM, opère dans toutes les provinces du Maroc. Les réfugiés et demandeurs d’asile enregistrés auprès du HCR peuvent demander une assistance juridique.
Situations couvertes
- Expulsion ou risque d’expulsion.
- Détention administrative.
- Abus et violence.
- Droit civil : divorce, garde des enfants, enregistrement des naissances.
- Droit locatif.
- Droit commercial.
- Droit du travail.
Ce que l’unité juridique du HCR peut fournir
- Information sur les droits et obligations des demandeurs d’asile récemment enregistrés.
- Conseils juridiques.
- Information sur les documents nationaux : carte de séjour, permis de travail, état civil.
- Information sur acte de naissance, acte de mariage et acte de décès.
- Représentation légale devant les autorités, tribunaux ou police en cas de détention.
FAQ — Assistance juridique
Qui peut bénéficier de l’assistance juridique ?
Tout réfugié ou demandeur d’asile enregistré auprès du bureau du HCR au Maroc peut bénéficier des services de conseil et d’assistance juridique.
Comment obtenir des conseils juridiques ?
Il faut contacter le Cabinet Maître El Kbir LEMSEGUEM. Il est recommandé de téléphoner pour prendre rendez-vous.
Que faire en cas d’arrestation ou risque d’expulsion ?
Appeler la ligne d’urgence du HCR : +212 (0)6 61 29 67 73, disponible de 9h à 22h chaque jour.
Assistance sociale et financière
Qui peut bénéficier d’une assistance financière ?
- Les personnes reconnues comme réfugiées par le HCR.
- Les personnes disposant d’un certificat HCR valide.
- Les personnes ou familles réfugiées les plus précaires.
- Les cas démontrant l’absence de revenus suffisants pour couvrir les besoins de base.
- Les demandeurs d’asile seulement dans des situations très exceptionnelles.
Comment la décision est prise ?
- Évaluation psychosociale.
- Évaluation des vulnérabilités économiques et non-économiques.
- Analyse du ménage réfugié.
- Comité mensuel fondé sur des critères socio-économiques et de vulnérabilité.
- Montant et durée variables selon le cas.
FAQ — Assistance sociale et financière
Comment demander une assistance financière ?
La personne doit contacter le HCR ou le partenaire de protection FOO le plus proche, expliquer sa situation et attendre l’évaluation.
L’assistance financière est-elle automatique ?
Non. Elle dépend des ressources disponibles, du niveau de vulnérabilité et de la décision du comité multifonctionnel.
Le HCR fournit-il un hébergement ?
En général, le HCR Maroc ne fournit pas d’abri, sauf dans des situations d’extrême urgence. L’hébergement temporaire est évalué au cas par cas et concerne surtout les femmes et les enfants ayant des besoins spécifiques.
Emploi et formation professionnelle
L’AMAPPE accompagne les réfugiés reconnus dans la formation professionnelle, la recherche d’emploi et la création de microprojets.
Public cible
- Réfugiés reconnus.
- Personnes âgées de 18 à 59 ans.
- Personnes ayant une idée de microprojet.
- Personnes ayant besoin de formation professionnelle.
- Personnes à la recherche d’un emploi.
Services proposés
- Évaluation des compétences et centres d’intérêt.
- Information sur les opportunités disponibles.
- Orientation vers formation professionnelle, stage, emploi ou microprojet.
- Coaching pour la recherche d’emploi, CV et lettres de motivation.
- Appui auprès de l’employeur pour formaliser le contrat.
- Mise en relation avec des entreprises.
- Conseil, expertise et soutien financier pour développer une activité.
- Suivi continu en cas de blocage du projet.
FAQ — Emploi et formation
Le HCR peut-il aider à trouver une formation ?
Oui. Chaque année scolaire, le HCR et l’AMAPPE inscrivent des réfugiés dans des programmes de formation professionnelle auprès de l’OFPPT, de l’Entraide Nationale ou d’autres associations.
Ai-je besoin d’un permis pour travailler au Maroc ?
Les travailleurs non marocains doivent obtenir un permis de travail/résidence auprès du ministère du travail et de l’emploi, via l’employeur et la plateforme TAECHIR.
L’attestation ANAPEC est-elle toujours nécessaire ?
Elle n’est pas nécessaire pour certains profils : réfugié avec mention “Réfugié” sur le permis de séjour, personnes avec mention “Régularisation exceptionnelle”, ressortissants sénégalais, algériens ou tunisiens, conjoints de ressortissants et certaines autres catégories.
Le HCR peut-il aider à ouvrir une activité ?
Avec l’AMAPPE, les réfugiés peuvent être accompagnés pour créer une activité génératrice de revenus, avec conseils, expertise, soutien financier et suivi continu.
Avez-vous subi des violences ?
Définition de la violence basée sur le genre — VBG
La VBG est une violence commise contre une personne en raison de son sexe ou de son genre. Elle peut concerner les filles et les femmes, mais aussi les garçons et les hommes.
Types de violences à repérer
- Violence sexuelle : viol, abus, harcèlement, exploitation, prostitution forcée.
- Violence physique : coups, coups de poing, mutilations, meurtres, blessures.
- Violence émotionnelle ou psychologique : insultes, isolement, humiliation.
- Violence socio-économique : refus d’accès à la santé, éducation, travail ou droits.
- Violence domestique : violence physique, sexuelle, psychologique, verbale ou économique dans la famille.
- Pratiques néfastes : excision, crimes d’honneur, mariage polygame, mariage d’enfant, mariage forcé.
FAQ — Violences
Comment signaler une violence ?
La personne peut signaler l’incident au poste de police le plus proche. Si elle ne peut pas signaler seule, elle peut s’adresser au HCR ou à ses partenaires.
Les informations sont-elles confidentielles ?
Oui. Les autorités marocaines sont tenues de traiter les plaintes dans la confidentialité. Le HCR et ses partenaires ne communiquent pas les informations personnelles à des tiers sans nécessité.
Quels services peuvent être proposés ?
Assistance juridique, soutien psychologique et psychiatrique, assistance psychosociale, orientation médicale, interprétariat, visite à domicile, gestion de dossier, assistance financière pour cas extrêmement vulnérables, sensibilisation et moyens de subsistance.
Enfants, parents et tuteurs
Objectifs de protection
- Veiller à ce que toutes les filles et tous les garçons soient en sécurité.
- Prendre en charge les enfants non accompagnés ou séparés.
- Faciliter la recherche familiale et le regroupement familial.
- Soutenir l’enregistrement des nouveau-nés à la naissance.
- Soutenir les enfants en situation de handicap.
- Aider les enfants, adolescents et jeunes à reconstruire leur vie.
- Favoriser le soutien psychosocial, les activités récréatives et l’éducation.
Enregistrement de la naissance
Pourquoi enregistrer la naissance ?
L’enregistrement de la naissance est un droit de l’enfant. Il permet l’accès à l’identité, à l’éducation, aux services de santé, aux papiers et aux droits futurs.
Dans les 30 jours suivant la naissance
- Se présenter au bureau d’état civil du lieu de naissance.
- Présenter l’avis de naissance délivré par le médecin.
- Présenter les documents d’identité disponibles : carte de séjour, document HCR, passeport.
- Respecter le délai de 30 jours pour éviter une procédure judiciaire plus longue.
FAQ — Enregistrement de naissance
Un couple non marocain doit-il fournir un certificat de mariage ?
La loi marocaine n’exige pas la présentation d’un acte de mariage lors de la déclaration de naissance d’un nouveau-né au Maroc.
Une mère célibataire peut-elle inscrire son enfant ?
Oui. La loi marocaine permet l’inscription à l’état civil même si l’enfant est né hors mariage.
Peut-on imposer un nom marocain ou religieux ?
Non. La mère peut choisir librement le nom et le prénom de son enfant.
Services de santé
Accès aux soins de base
Au Maroc, toute personne, quelle que soit sa nationalité ou sa situation administrative, a accès gratuitement aux services de santé publique de base dans les centres de santé primaires publics.
Ce qui est disponible dans le système public
- Consultations médicales de base gratuites.
- Certains médicaments de base selon disponibilité.
- Suivi des maladies chroniques comme diabète, hypertension artérielle et tuberculose.
- Urgence médicale : se présenter à l’hôpital public le plus proche.
- Soins spécialisés : dans les hôpitaux provinciaux, régionaux ou CHU après orientation médicale.
FAQ — Santé
Les soins de santé sont-ils gratuits pour tous ?
Les consultations dans les centres de santé publique sont gratuites pour les réfugiés et demandeurs d’asile. Les consultations spécialisées ne sont pas toujours gratuites.
Qui peut bénéficier du soutien HCR/AMPF pour soins spécialisés ?
Les réfugiés reconnus sont éligibles aux soins médicaux fournis par l’AMPF. Certains demandeurs d’asile peuvent en bénéficier exceptionnellement en urgence médicale.
Les médicaments sont-ils gratuits ?
Certains médicaments sont fournis gratuitement aux réfugiés selon un plafond et selon la liste des médicaments essentiels du HCR. Les ordonnances doivent être approuvées et tamponnées par l’AMPF.
Les soins privés sont-ils remboursés ?
Non, sauf circonstances exceptionnelles avec accord préalable de l’AMPF.
Les soins dentaires et ophtalmologiques sont-ils couverts ?
Non, sauf en cas d’urgence.
Comment réagir en urgence médicale ?
Se présenter directement aux urgences de l’hôpital public. Si une ambulance est nécessaire, appeler le 15. Informer aussi le partenaire médical via +212 (0)6 61 93 43 54.
Comment accéder aux soins de santé maternelle et reproductive ?
Les femmes réfugiées enceintes bénéficient de consultations gratuites avant et après l’accouchement, y compris l’hospitalisation pour l’accouchement dans les établissements publics. L’AMPF couvre les frais d’accouchement et accompagne l’obtention des certificats de naissance dans les 30 jours.
Comment obtenir un soutien psychologique ?
Les réfugiés et demandeurs d’asile peuvent être orientés vers les psychologues partenaires du HCR pour évaluation, prise en charge et orientation. Le numéro gratuit est : 0800004146.
Comment accéder au dépistage VIH ?
Contacter l’AMPF la plus proche ou l’ALCS. Le test de dépistage permet de connaître son statut et d’accéder au traitement gratuit en cas de séropositivité.
Est-il possible de vivre normalement avec le VIH/SIDA ?
Oui. Des médicaments existent et permettent aux personnes vivant avec le VIH/SIDA de vivre correctement. Ces médicaments sont disponibles gratuitement.